Chronique La Fille dans l’escalier de Louise Welsh

  • Louise Welsh
  • Traduit de l’anglais (Écosse) par Céline Schwaller
  • Coll. «Coll. « Bibliothèque écossaise »»
  • Métailié
  • 02/10/2014
  • 256 p., 18 €

Frédérique Franco Librairie Le Goût des Mots (Mortagne-au-Perche)

Dans un climat pesant à la tension grandissante, Louise Welsh nous entraîne dans un thriller sombre et singulier. Bienvenue dans le monde de Jane, inquiétant et mystérieux.

Jane, enceinte de six mois, s’installe à Berlin avec sa compagne Petra. Jane parle à peine allemand et se retrouve seule toute la journée. Elle fait connaissance avec ses voisins : le docteur Mann et sa fille Anna, ainsi que les Becker, un couple âgé. Il fait froid, Jane est seule. Son quotidien est fait d’ennui, d’angoisses et d’interrogations liées à son bébé. La nuit, elle est souvent réveillée par des bruits étranges. Elle entend des pas, des cris, et même des pleurs. Depuis qu’elle a croisé Anna, sa voisine, elle sent que la jeune fille est en danger et que son père la maltraite. Dès lors, ce problème devient son obsession. Elle mène sa propre enquête, suit Anna, dont elle constate le comportement ambigu, et cherche à savoir ce qui se passe dans le curieux bâtiment qui se situe en face de son appartement, abandonné mais dans lequel elle perçoit d’inquiétants mouvements la nuit. L’immeuble dans lequel vivent Jane et Petra est chargé d’un lourd passé. Il a servi de prison pendant la guerre et est face à un cimetière. Autant d’éléments qui concourent au climat angoissant de ce roman, dans lequel le lecteur se sent de moins en moins à l’aise. La Fille dans l’escalier est un thriller captivant, à l’ambiance terriblement noire.

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