Chronique Le Registre de l’inquiétude de Linn Ullmann

  • Linn Ullmann
  • Traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier
  • Coll. «NULL»
  • Actes Sud
  • 03/10/2018
  • 384 p., 23 €
NULL

Anne-Sophie Rouveloux Librairie Chroniques (Cachan)

Un père, une fille, réunis par un même projet : faire un livre basé sur des entretiens. Il s’appelle Ingmar Bergman, elle est la narratrice. « La fille », comme elle se désigne elle-même, nous raconte ces séances avec un père diminué par la vieillesse, la maladie. Le réalisateur se fatigue, confond rêve et réalité tandis qu’elle se raccroche à ses souvenirs. De l’enfant à la femme qu’elle est devenue, elle se remémore sa mère et l’amour inconditionnel que lui vouait son père, ainsi que le difficile passage à l’âge adulte, puis la peur d’être mère. Comme un kaléidoscope, le livre bascule d’une vie à une autre, d’un passé lointain à un présent encore douloureux. Son père l’avait avertie, « vieillir est un labeur ». Elle devra surmonter son deuil seule. Par ses thèmes, Le Registre de l’inquiétude questionne et touche chaque lecteur. La poésie des souvenirs, leur mélancolie et les références littéraires sont là comme un apaisement, une aide pour surmonter la difficile condition humaine.

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