Chronique Une joie féroce de Sorj Chalandon

Lydie Baillie Librairie Aux lettres de mon moulin (Nîmes)

Dans Une joie féroce, Sorj Chalandon nous surprend une fois de plus. Toute la force du roman tient dans le talent de l’auteur qui insuffle par les mots tout le ressenti de celle qui souffre dans sa chair. Le roman s’ouvre sur une vraie connerie, c’est l’acte que s’apprêtent à commettre quatre sœurs de bataille. Lorsque Jeanne apprend qu’elle a une tumeur, son mari n’a pas les mots pour la rassurer, ni les gestes pour la soutenir. Il se sent incapable de rester à ses côtés, trop dur dit-il. Il abandonne Jeanne, seule face à ses peurs. La solidarité sera féminine. Brigitte, Assia et Mélodie ont connu les mêmes déferlantes. Des femmes puissantes et lumineuses, avec lesquelles Jeanne prend conscience qu’elle n’est coupable de rien, que la maladie ne les a pas choisies. Jeanne va désormais se tenir en position de combat, décidée à mener sa guerre. Prête à tout y compris s’impliquer dans un projet dément. Pour se venger de leur mal, elles vont se battre pour la vie.

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