Chronique Dites aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt

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Anne Lesobre Librairie Entre les lignes (Creil)

June est une collégienne incomprise et secrète, souvent livrée à elle-même. Sa solitude l’amène souvent dans les bois où elle adore s’inventer une autre vie, dans une autre époque. Elle s’est éloignée de sa sœur Greta qui la rejette. Ses parents sont absents, très occupés par leur travail. Son ami exclusif est aussi son oncle, Finn Weiss, un peintre new-yorkais célèbre. Mais celui-ci, malade et très affaibli, ne tarde pas à mourir. Nous sommes au début des années 1980, le sida est une maladie inavouable, honteuse. June est seule avec sa peine. Inconsolable, elle décide de rencontrer Toby, l’ami de Finn, dont elle ne connaissait pas même l’existence. Cette relation clandestine va la sortir de l’enfance, l’aider à reconsidérer sa relation avec son oncle et la rapprocher de sa sœur. Dites aux loups que je suis chez moi est le nom du tableau que terminait Finn avant de mourir. Il représentait un portrait des deux sœurs. Un texte magnifique qui raconte l’adolescence, avec ses questionnements, ses certitudes particulières et cette force de l’innocence propre à cet âge.

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