Chronique Cher monsieur Richard Gere de Matthew Quick

Christine Jankowski Librairie Tome 19 (Revel)

Bartholomew Neil se sent bien seul au décès de sa mère. Depuis qu’il est enfant, celle-ci a déployé des trésors d’imagination pour égailler son existence, à lui son fils unique, simple d’esprit, sans père. Selon l’adage, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Elle disait que chaque moment triste de leur vie devait être équilibré par un événement heureux pour une autre famille, quelque part dans le monde. Et vice versa. Barth a pour seul ami le père McNamee, prêtre bipolaire et alcoolique au tempérament ubuesque. Lors d’une séance de thérapie, Barth fait la connaissance de Max, un autre simple d’esprit, persuadé que les Aliens veulent les kidnapper. Max a pour sœur Elisabeth, dont Barth est tombé follement amoureux à la bibliothèque. Ce quatuor de « cinglés » décide de se rendre au Canada pour visiter le Parlement des Chats et retrouver le père de Barth. Le récit, écrit sous la forme épistolaire – Barth écrit à Richard Gere – n’a rien d’une bouffonnerie. Matthew Quick, également auteur de Happiness therapy, adapté au cinéma, interroge avec beaucoup d’intelligence l’intériorité des gens simples.

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