Chronique Là où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah Bulle

Nathalie Iris Librairie Mots en marge (La Garenne-Colombes)

Estelle-Sarah Bulle est de culture antillaise par son père. Dans ce premier roman, elle met en scène une jeune Antillaise née en métropole dans les années 1970, qui recueille les propos de sa tante Antoine. Celle-ci est née en Guadeloupe, dans un village reculé, « là où les chiens aboient par la queue » (traduction littérale d’une expression créole qui signifie « trou perdu »). Antoine part de son village à l’âge de 16 ans, dans les années 1960, pour aller d’abord à Pointe-À-Pitre, puis en métropole. Le lecteur suit également le destin du frère et de la sœur d’Antoine. À travers ces personnages hauts en couleur, l’auteur nous dépeint avec beaucoup de talent la vie aux Antilles dans les années 1960 et aussi ce qu’elle appelle « l’immigration intérieure », ces Antillais qui ont quitté leur île pour s’aventurer en métropole. C’est un texte empli de sensibilité et de talent, non dénué d’humour, que nous livre ici Estelle-Sarah Bulle.

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@